L'Office européen des brevets (OEB) et l'Office d'État de la propriété intellectuelle de la République populaire de Chine (SIPO) ont signé, lors de leur réunion bilatérale annuelle de coopération à Chongqing (centre de la Chine), un accord pour que les outils de traduction automatique entre le chinois et l'anglais soient mis à la disposition du public d'ici l'an prochain. Conçu pour éliminer les barrières linguistiques qui entravent l'accès du public à l'information des brevets, ce service sera gratuit et facilement accessible par Internet. "Grâce à cet accord, les innovateurs et les utilisateurs du système des brevets auront de nouvelles possibilités d'accéder à un volume énorme d'information technologique actuellement hors de portée à cause de la barrière de la langue" précise l'OEB dans un communiqué. Selon le président de l'OEB, Benoît Battistelli, "cet accord ouvre de nouvelles perspectives dans les relations entre les deux régions, car il mettra la richesse technologique des brevets à portée des innovateurs respectifs, en faisant en sorte que la langue ne soit plus un facteur limitant. (...) Cette meilleure accessibilité des informations relatives aux nouvelles technologies devrait profiter tout particulièrement aux petites et moyennes entreprises ainsi qu'aux instituts de recherche". Grâce à la mondialisation du marché des technologies, le nombre de demandes de brevets déposées dans le monde augmente chaque année, avec environ 1,8 million de dépôts en 2010 si l'on en croit l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Parmi ces dépôts, nombreux sont ceux qui prennent leur source en Chine et en Europe, ou qui produisent leurs effets juridiques dans ces régions. Les entreprises innovantes sont obligées de se tenir au courant des progrès techniques divulgués dans les brevets si elles veulent rester concurrentielles. "Rendre ces documents accessibles au public en permettant d'effectuer des traductions à la volée aidera les innovateurs à mieux adapter leurs R&D et stratégies d'investissement", précise l'OEB.
Source : Le Moci
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